Starf’ City – PART. III

A Starf’ City, théâtre des sept péchés capitaux, règnent les pires criminels de cette décennie. Une légende urbaine raconte que le diable lui-même y aurait passé son enfance.

– OH PUTAIN …

Déjà que cette soirée s’est mal passée, mais là … ça a pris des proportions plus démesurées que Dubaï. Une bombe vient de nous éclater à la figure, et quand je dis bombe, je ne parle de ce petit pétard qu’on fait exploser au 14 juillet (« July, 4th » en VO), ni cette bimbo à forte poitrine qui reçoit 100 000 likes par photos sur instagram. Non, là je parle d’une vraie bombe, façon Hiroshima.

Mais pour comprendre tout ça, un petit retour en arrière s’impose. Je rentre dans ma Delorean imaginaire et je remonte le temps jusqu’au moment où je me suis fait assommer.

 

Si vous vous en rappelez, avec Miller, nous étions en train d’observer Le Nettoyeur comme deux assassins en train de faire une synchronisation. Un seul moment d’inattention nous aura fallu pour qu’on le perde de vue et qu’il m’assomme avant même que je finisse mon paquet de chips.

Mais ce qu’il faut que vous sachiez, c’est qu’il ne m’a pas juste assommé. Il m’a aussi injecté une dose de morphine qui neutraliserait The Rock en 5 secondes. Dans un bad trip de deux heures qui ferait rougir la bande à Bradley Cooper, je me suis vu moi-même à la 3e personne en train de voler en caleçon au-dessus de Starf’ City.

 

– Hey la beurette au bois dormant, réveille-toi

 

– Tu crois qu’on a bien fait de le kidnapper ? C’est un flic quand même …

– J’en sais rien, moi quand on me brandit une liasse de dollars sous le nez, je perds tout sens critique

– Ah gars, tu prêches un converti …

*faisant cogner leurs bières l’une contre l’autre*

J’étais en train d’émerger progressivement, avant de distinguer deux loubards en combinaison hermétique s’enfilant des bières comme si c’était de l’eau minérale. J’avais l’impression d’être dans un épisode de Freaking Mad … ou Weaking Lad … bref, j’ai oublié le nom. Ils me fixaient du regard sans rien dire. Au début j’ai cru qu’ils jouaient à un jeu, alors je n’ai rien dit non plus de peur de perdre.

D’un coup l’un s’est mis éternué, et l’autre a dit

– À tes souhaits

Dans l’euphorie de la victoire, je me suis laissé aller à faire la célébration de Dora L’Exploratrice quand elle a réussi à traverser la Vallée des Nymphomanes avec l’hymen intact.

– C’est gagnééééééé, we did it, yeeeeeeaaaaaaaah

– ??? Mais qu’est ce qui te prend fils de pute ? On a été trop fort sur la morphine c’est ça ?

– Quoi ? On ne jouait pas au roi du silence là ?

– Oh putain Mike, retiens-moi sinon j’vais le dissoudre dans l’acide fluorhydrique

Suite à cette échauffourée, Le Nettoyeur est intervenu en levant les bras comme Morpheus à Sion

 

– SILEEEEENNNNNNNNNNNNCE ! Je confirme ce que beaucoup d’entre vous pensent … Oui j’ai un énorme pénis. Mais ce n’est pas l’objet de ma présence. Mike et Hal, vous n’avez pas un arbitre de touche à dissoudre et de la méthamphétamine à cuisiner là ?

– Ok on y va chef …

Le Nettoyeur s’est alors assis en face de moi en posant ses coudes sur le dossier de sa chaise pour se donner du charisme, et m’a dit

– Toi et moi, il faut qu’on parle

J’avoue que quand il m’a dit ça, j’ai un peu paniqué, parce que c’est le genre de phrases que te sort ta meuf avant de te larguer.

– Qu’on parle de quoi ?

– De ton enquête, sergent Jake

– Nan t’inquiète j’suis pas flic

– Y a ton holster et ton insigne à ta ceinture …

– Ah ça ? C’est mon déguisement d’Halloween

– On est en janvier

– Tout vient à point qui sait attendre

– Ca veut rien dire c’que tu dis

– La nuit tous les chats sont gris

– …  Je sais que tu sais que je suis Le Nettoyeur

– Et moi je sais que tu sais que je sais que tu es Le Nettoyeur

– Ouais bah moi je sais que tu sais que je sais que tu sais que je suis Le Nettoyeur

– Mais moi je sais qu … que j’suis trop stone pour continuer ce jeu là

 

Cette conversation commençait à battre de l’aile comme Malaysia Airlines jusqu’à ce que Le Nettoyeur décide d’aller droit au but

– Je vais être clair, dans cette enquête tu t’attaques à des gros poissons

– Des saumons ?

– Nan des hauts placés j’veux dire

– Ah … des dauphins !

– … Je crois que t’as besoin d’un peu de repos, mais ne traine pas trop, ton collègue Miller ne va pas tarder à arriver à ta rescousse. D’ailleurs, il est déjà en train de grimper l’immeuble comme Spider Man, mais il aurait pu se poser en hélico sur le toit ça aurait été plus simple …

Après une bonne descente d’environ trente minutes, j’étais enfin (légèrement) lucide. Il est alors revenu pour qu’on parle comme deux personnes aux cerveaux fonctionnels

– Écoute, j’te conseille vraiment d’abandonner l’affaire ici, parce qu’elle implique des personnes qui ont le bras long et …

– Serait-ce une menace ?

– Juste un avertissement

– C’est con j’ai oublié mon carnet de liaison

– … Voilà mon offre, vous abandonnez l’affaire et il ne vous arrivera rien à Miller et toi. Mais si vous persistez à chercher la vérité à tout prix, vous vous mettrez à dos des gens puissants qui vous feront plonger.

– Désolé mais l’offre est trop basse

– C’est toi qui voit mais au moins je t’aurais prévenu. Bref, comme tu vois sur l’écran de vidéosurveillance, ton pote est dans le système électrique et va bientôt arriver, je vais te mettre un bâillon pour que ça ait l’air crédible et je vais m’assoir dans le coin là-bas à l’ombre pour me donner un air mystérieux. Réfléchis quand même à ma proposition.

La suite vous la connaissez, Miller est arrivé en rappel en bas, a neutralisé Mike et Hal. Quant au dernier homme, le chauve avec un code barre derrière la nuque, il s’est pris un headshot par Jameson.

Bref, comme on dit, ce n’est pas bon de vivre dans le passé. Revenons dans le présent …

 

Le rapport du légiste vient de bouleversé le cours de l’enquête. La victime a été identifiée comme étant l’un des trois témoins clés dans une affaire de corruption. Les victimes des deux autres meurtres sont les deux témoins restants. Ce qui arrange les affaires du Sénateur Kane, puisque c’est lui qui est au cœur de ce procès.

 

Ce type, il a un palmarès à la Ferguson. Liens avec la mafia, disparition de preuves, corruption de juré, pressions diverses sur les procureurs, suspicion de meurtre etc … En clair, Il a plus de sang sur les mains qu’un chirurgien essayant de stopper une hémorragie.

Et quand vous essayez d’en savoir plus, vous tombez un dossier rempli de zones d’ombres.

 

Tout ce qu’on sait, c’est qu’il a grandi à Requiem, quartier le plus malfamé de Starf’ City. Et que par magie, il s’est retrouvé sénateur à 60 balais. Même Jimmy Hoffa n’a pas un passé aussi mystérieux.

Donc voilà où on est : soit on s’inspire de Katniss Everdeen contre le Capitole et on donne un grand coup de pied dans la ruche au risque de se faire piquer par un essaim, soit on se laisse intimider et on rentre chez nous la queue entre les jambes.

– Miller t’en penses quoi ?

– Il n’y a qu’une chose à faire et tu l’sais

– Ouais, on fait tomber Baby Milo

– Hein ?

– Bah tu sais l’empire là

– Babylone tu veux dire nan ?

– Ouais c’est ça Babybel

– T’as besoin de sommeil là tu deviens aussi con que l’stagiaire

Le stagiaire se met alors  à toussoter pour manifester sa présence

– Euh j’suis là hein …

– Ouais c’est ça et mes Maltesers ils sont où p’tit con ?

– Ca va Miller, laisse-le, regarde notre pizza arrive

 

Après cette délicieuse pizza, j’envoie les preuves au procureur pour obtenir un mandat de perquisition contre le sénateur Kane. Soudain l’envoi des preuves se bloque, un message d’alerte s’affiche, et des hamsters apparaissent à l’écran, ils se mettent à chanter « tititi ta ti toutoutou ».

 

Cela a duré environ 20 secondes avant que mon pc parte littéralement en fumée. D’abord un kidnapping et maintenant ça, ils ont vraiment l’air désespérés. Après avoir aéré mon appartement pour faire partir toute cette fumée, je m’endors paisiblement.

Je me réveille le lendemain, frais comme un glaçon … euh nan un guidon … un gourdin ? Bref j’sais plus comment on dit. J’arrive au commissariat et j’entends Miller chantonner tout en se faisant un café

– *Le soleil vient de s’faire lober, encore une belle retournée, et il va bientôt déborder … l’ami Pastore*

– T’es sur que c’est ça les paroles ?

– Oh désolé monsieur le lyriciste agréé

– C’est pour ça qu’Dieu m’a créé

À ce moment-là, les inspecteur Ramon et Weston viennent vers nous avec un air stoïque. Je décide de détendre un peu l’ambiance

– Alors Weston, toujours ton problème d’érection ?

Miller se tourne alors vers moi

– Ah bah j’vois que le séminaire sur le harcèlement sexuel porte ses fruits

– Ca va c’était pour rigoler, j’lui ferais bien un câlin mais j’ai peur de choper une MST

Soudain Ramon sort un papier de sa poche

– Inspecteur Miller, il y a un mandat d’arrêt contre vous

 

– Attendez c’est quoi c’bordel là, le seul homicide que j’ai commis c’est dans GTA et encore j’ai dû mettre le mode invincible

– Nous avons retrouvé l’arme du crime dans votre appartement

– Eh mais pourquoi vous avez fouillé mon appartement ?

– Nous avons eu l’information grâce au tuyau d’une source anonyme

Miller commence à devenir fou, il vient de se palper l’entrejambe en disant

– Et ce tuyau il est anonyme hein ?!

– Calmez-vous inspecteur

– C’EST VOUS QUE J’VAIS CALM… *GZZZZZHHHHHHHHZZZ*

Sur le moment, personne n’a compris ce qui vient de se passer. Miller a commencé à convulser avant de s’écrouler sur le sol, puis on a vu le stagiaire derrière lui avec un tazer à la main.

– … C’était vraiment nécessaire ?

– Désolé j’ai paniqué

J’essaie de défendre la cause de Miller mais rien à faire, on m’interdit d’interférer dans cette arrestation. Ils l’emmènent ensuite en salle d’interrogatoire.

Je ne suis pas autorisé à y participer car, comme Sirigu, on vient de me reléguer sur le banc de touche. Je décide quand même de regarder tout ça de l’autre côté de la vitre sans tain.

Le stagiaire me rejoint et commence à brandir une banderole avec écrit « Tqt gros on est tous avec toi #prayformiller #complot #sendnudes »

– Attends mais qu’est-ce que tu fais ?

– Bah j’lui apporte mon soutien

– Mais t’es au courant que c’est un miroir sans tain et que donc il ne nous voit pas ?

– Ah ouais d’accord …

Pendant ce temps, de l’autre côté de la vitre, Miller essaie de les convaincre de son innocence …

– Je suis innocent

– Ce sont les coupables qui disent ça

– Et les innocents disent quoi ?

– … j’avoue tu marques un point là

 

La suite de l’interrogatoire a commencé à ressembler de plus en plus à un jeu télévisé, mais une version légèrement décalée.

– Bonjour à tous et bienvenue dans « Qui veut gagner du ferme », aujourd’hui on se retrouve avec l’inspecteur Miller, accusé de meurtre en série. Inspecteur, vous avez droit à 3 Jokers :

 

– Voici la première question

 

– Je ne parlerai qu’en présence d’un avocat

– Haha, monsieur l’inspecteur exige un avocat, c’est la meilleure celle-là. On n’est pas dans un restaurant ici … tu ne veux non plus des gambas autour tant que t’y es ?

A ce moment-là son collègue se tourne vers lui

– Euh on n’est pas en train bafouer ses droits là par hasard ?

– J’en sais rien moi est ce que j’ai une tête à lire le code pénal ?

– Moi non plus j’l’ai pas lu mais dans Esprits Criminels ils disent bien qu’il a le droit à un avocat

– Eh merde …

Je décide de sortir de ma poche intérieure la carte de visite d’un avocat qui a très bonne réputation

– Paul Simonard à l’appareil, que puis-je faire pour vous sortir de la hess ?

– Allo Maître Simonard, un ami aurait besoin de vos services, il est en GAV au commissariat de Starf’ City Sud

– N’en dites pas plus, je vais lui trouver une nouvelle identité et le faire quitter le pays dans un bateau de marchandise

– En fait je pensais plutôt à un service juridique

– Service juri…quoi ?

 

J’ai à peine le temps de raccrocher que le lieutenant Casey me convoque dans son bureau. Ce n’est jamais bon signe en général, même sa femme ne ressort pas indemne de cet endroit. J’arrive et je le vois s’empiffrer de donuts comme l’archétype du flic dans les comédies américaines.

– Vous vouliez me voir lieutenant ?

– Je vous retire l’affaire Jake, vous êtes trop impliqué personnellement

– Vous dites ça parce que j’suis noir c’est ça ?

– Déjà vous êtes blanc et j’vois pas le rapport …

– Il est dans votre main

– Hein ? Mais de quoi vous parlez ?

– Du rapport

– Quel rapport ?

– Bah celui qui est dans votre main

– Oui et alors ?

– Bah vous le voyez

– Oui …

– Bah c’est alors c’est bon

– Prenez une journée de repos Jake, vous en avez besoin

– Hors de question

– Pourquoi ?

– Starf’ City a besoin de moi

– Tu te prends pour Daredevil ou quoi, rentre chez toi regarder Netflix et casse pas les couilles

Et c’est ainsi que je me suis fait retirer ma propre affaire, je comprends maintenant ce qu’a dû ressentir Jean-Marie Le Pen quand il s’est fait virer du FN, trahi par les siens.

Je rentre alors chez moi et j’essaie de trouver la paix dans le fond d’un verre de scotch, mais je ne trouve que mon propre reflet me disant « Espèce de lâche, t’avais promis de remettre de l’ordre dans cette ville »

 

C’est vrai ça il a raison, il y a un meurtrier et un sénateur corrompu qui se baladent dans la nature comme Minus et Cortex, pendant que mon meilleur ami est en train de porter le chapeau.

Je décide d’enfreindre les ordres de mon supérieur et de me repencher sur l’affaire. Mais là je suis excédé alors je décide d’avaler cette pilule que m’avait refilé un de mes indic. Tout est ensuite devenu clair comme de la vodka de roche.

J’ai enfin une vue d’ensemble des choses. Les bribes de souvenirs jusqu’alors enfouis dans mon subconscient refont instantanément surface telle une canette qu’on aurait jetée dans la Seine. J’arrive même à me souvenir de la date d’anniversaire de ma femme alors qu’aux dernières nouvelles je suis célibataire. Fascinant.

L’heure tourne, je dois immédiatement mettre mes capacités provisoires au profit de mon enquête.

 

Je pirate le compte en banque du sénateur Kane. Facile, son mot de passe c’est donjuan92i.

Entre un billet d’avion pour Zurich et un CD des Tribal King, une transaction attire mon attention : un transfert de $20,000.00 vers un compte au nom d’une société écran nommée « Le Cul De La Crémière ». Vu de l’extérieur, c’est une boite de striptease toute à fait ordinaire, mais d’après ce que j’ai découvert, elle servirait peut être à blanchir l’argent d’une mafia de Requiem. Le mouvement bancaire me conduit jusqu’à l’identité du Nettoyeur : Boyd Lawton.

Parfait, l’étau se resserre. Seulement, premièrement, je ne suis plus affecté à cette enquête et deuxièmement, un flic dans un endroit pareil, ça ne va m’attirer que la hagar. Je décide alors de me mettre dans le personnage d’un baron de la drogue cubain et me dessine une cicatrice à la joue pour accentuer le côté bad boy.

Je me rends sur place, je rentre dans Le Cul De La Crémière et je m’installe dans un coin avec une vue panoramique

 

Une serveuse vient me voir pour me demander ce que je souhaite prendre

– Un jus d’orange sans pulpe s’il vous plait

– Un quoi sans quoi ?

– Euh j’veux dire une vodka bien forte, avec beaucoup de white spirit

– Ok … chelou le gars

Soudain, le sénateur Kane et Lawton sortent de l’arrière-boutique pour parler aux vigiles. Je lève les yeux et à ma grande surprise toutes les caméras sont pointées dans ma direction, j’ai l’impression d’être un poulet qui s’est égaré dans un KFC. Une fusillade a commencé à éclater, et comme Ian Solo et Greedo dans Star Wars IV, je ne saurais dire lequel de nous a tiré en premier.

 

Par chance il n’y a aucun dommage collatéral, les civils sont sortis immédiatement (enfin ça c’est la version de la police). Mais là ça vient de se compliquer pour moi. Il reste Kane et Lawton et je n’ai plus de munitions.

– Bien joué Jake, mais je viens de compter les balles que t’as tiré, ton chargeur est vide

– Qui te dit que je n’ai pas un flingue de secours ?

– T’en as un ?

– Nan

– Sors de ta cachette

Je me mets alors à découvert, ils se tournent vers moi et Kane commence son monologue

– Tu sais, j’étais admiratif quand j’t’ai vu avancer dans l’enquête plus vite qu’un mec de cité face à la BAC, mais parfois il faut savoir tirer sa référence …

– On dit « tirer sa révérence » …

– TA GUEULE ! C’est MOI qui ai le flingue, c’est MOI qui parle Ok !?

– Désolé

– Oui donc je disais … euh je … Putain j’sais plus où j’en étais tu fais chier là j’avais préparé un putain de discours avec des punchlines de dingue mais tu m’as coupé dans mon élan … Bon je vais te faire une offre que tu …

 

– … que je n’pourrai pas refuser je sais

– MAIS PUTAIN ! Tu vas arrêter de me couper la parole bordel !

Pendant ce temps, Lawton est là, il ne dit aucun mot mais me fixe. Quelque chose a changé dans son regard depuis la dernière fois, j’arrive à entrevoir de l’humanité dans ses yeux, voire de l’inquiétude.

Soudain, Kane me fixe un ultimatum

– Voici ma nouvelle offre. Je te propose de laisser tomber cette affaire. Si tu acceptes, je vous laisse tranquille et Miller sera innocenté comme par miracle. Mais si tu refuses, ton coéquipier va passer le reste de sa vie derrière les barreaux, et quant à toi, tu serviras de nourriture pour les poissons de Starf’ River.

J’avoue que là, la marge de manœuvre est aussi étroite qu’une chambre de cité universitaire. J’ai hésité pendant à peu près … 5 secondes, avant de me rappeler ce que m’avait dit mon reflet dans mon verre de Scotch.

– En effet c’est une offre alléchante, mais j’ai mieux à proposer : Je vous attrape par votre calbute Calvin Klein et je vous arrête pour triple homicide. Qu’en dites-vous ?

– Haha, t’as des couilles p’tit, j’aime bien. Ça sera juste plus difficile de te mettre une balle dans la tête

Kane pointe alors son arme en direction de mon front. Sentant ma fin approcher, je ferme les yeux et je vois ma vie défiler, c’est-à-dire pas grand chose à part des séries TV, des films et des top tweets.

Tout à coup, un coup de feu retentit. Je me fais un diagnostic rapide, mais visiblement aucune balle ne m’a transpercé. J’ouvre alors les yeux et je vois Kane, sans aucune expression sur son visage, il finit par s’écrouler par terre, raide comme la justice. Je regarde en direction de Lawton, la fumée est encore en train de s’échapper du canon de son 357 Magnum.

 

– Lawton ?! Mais qu’est-ce que … Pour… Pourquoi t’as fait ça ?

Il lâche son arme au sol

– Parce que … t’es mon frère

Ok PAUSE ! J’en ai eu des surprises dans cette enquête, et même tout au long de ma jeune carrière. Mais celle-là, je la mets tout en haut du podium.

– Attends, quand tu dis « t’es mon frère » c’est dans le sens « Yo mon frère » ?

– Nan plus dans le sens « Yo mon frère on partage le même patrimoine génétique »

– NAAAAAAAAN ! C’est IM-PO-SSI-BLE !

– C’est la vérité pourtant

– Et pourquoi je te croirais ?

– Ok, prends cette mèche et compare nos ADN

– Mais j’ignorais que j’avais un frère

– C’est normal, on a été séparé à la naissance. Toi tu as été placé dans une famille de ratpis, et moi dans une famille de Directioners.

– Dur pour toi …

– Ah gars, c’est pour ça que j’ai décidé de devenir tueur à gage

– Haha bien vu, mais comment t’as su qu’on était fr…

Soudain, la porte principale est pulvérisée et la cavalerie commence à cerner les lieux

– SCPD (NDLR : Starf’ City Police Department) ! QUE PERSONNE NE BOUGE !

 

-Désolé fréro

– Désolé pour quoi ?

*BIIIIIIM*

– Jaaaaaaake ? Hey Jake réveille-toi !

 

 

– Miller ? Qu’est-ce que tu fais là t’es pas au hebs ?

– Nan. Ton avocat là, maître Simonard, c’est une pointure, il a trouvé un tournevis dans la procédure

– Tu veux dire un vice de procédure nan ?

– Ouais c’est pareil … Eh t’es sûr que ça va ? T’as l’air bizarre …

– C’est étrange … la voix off dans ma tête, elle a disparu depuis que mon fr… euh j’veux dire Lawton m’a assommé

– D’ailleurs c’est bizarre ça, pourquoi il a tué le sénateur ?

– Oublie ça Miller … c’est Starf’ City

FIN

(imaginez une musique de lourde qui se lance)

2 Comment(s)

  1. whoisrachid
    février 3, 2016

    ma gni fik j’me suis pt des cotes en m’maran

  2. Aslam
    juillet 25, 2017

    Jveux des autres partie c trp bien sa mere

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